La méthode de Tammi Campbell pour pénétrer les canons modernistes et minimalistes dominés par les hommes repose sur un énorme travail de recherche qui lui permet de reproduire techniquement et fidèlement chaque œuvre. Les résultats sont des substituts parfaits de leurs originaux respectifs. Ses ajouts visibles, qu'il s'agisse de papier bulle, de ruban adhésif ou de l'oubli d'un élément, tendent à susciter à la fois l'excitation et la confusion. Un examen plus approfondi de ces peintures montre que le film à bulles et le ruban adhésif protecteur sont en fait une illusion - la peinture en trompe-l'œil poussée à son extrême hyperréalisme. Les matériaux coulés entièrement à partir de peinture acrylique suspendent les spectateurs dans un état perpétuel d'anticipation et nous empêchent d'entrer dans une véritable œuvre d'art.
Tammi Campbell (née en 1974 à Calgary, Alberta) a obtenu son baccalauréat en beaux-arts à l'Université de Saskatchewan, à Saskatoon. Ses récentes expositions individuelles comprennent As Long as it Lasts, Anat Egbi (New York, 2024), On View, Blouin Division (Montreal, 2022), Exactly Wrong, MAKI Gallery (Tokyo, 2021); Boring Art, Anat Ebgi (Los Angeles, 2019); Bring Ice, Thanks, Arsenal Contemporary Art (New York, 2019); Concerning Certain Events, Mendel Art Gallery (Saskatoon, 2015); Why Can't Minimal, Justina M. Barnicke Gallery (Toronto, 2014); Fool Me Twice, Dunlop Art Gallery (Regina, 2013); The Thick Of It, Mercer Union (Toronto, 2013); et Le Projet Peinture, Galerie de l'UQAM (Montréal, 2013). Elle a participé à la Biennale canadienne 2014 au Musée des beaux-arts du Canada, Ottawa, ON, ainsi qu'au 30e Symposium international d'art contemporain de Baie-St-Paul. Campbell vit et travaille à Montréal, au Québec.
