L’art conceptuel de Pascal Grandmaison, qui fait appel au cinéma, à la vidéo, la photographie et la sculpture, étudie la relation entre la partie et le tout et la façon dont l'expérience du regard posé sur une œuvre est fonction de l’acte lui-même de captation d’une image.
Grandmaison est diplômé en beaux-arts de l’Université du Québec à Montréal en 1997. Il gagne la reconnaissance des milieux national et international de l’art au milieu des années 2000, quand plusieurs musées en Amérique du Nord commencent à exposer ses œuvres. Il partage un complexe d’ateliers avec Raymonde April et Serge Murphy.
Les portraits de Grandmaison illustrent un intérêt pour le soi intérieur. Dans sa série Verre, ses modèles introspectifs sont séparés de l’appareil photo par un panneau de verre qu'ils tiennent en main. Selon Grandmaison, le verre est « une métaphore de notre capacité à choisir ce que nous révélons à autrui. » Il affirme que la lentille d’un appareil photo est un intermédiaire entre un sujet et un spectateur, et non un dispositif d’enregistrement objectif.
Pascal Grandmaison (1975) est un artiste canadien qui vit et travaille à Montréal. Sa pratique explore entre autres la façon dont les images influencent la perception et la compréhension du concept de l’infini. Son travail a fait l’objet de nombreuses expositions individuelles et collectives, comme Expo 67, au Musée d’art contemporain de Montréal (2017), Intersections: Contemporary Artist Films, au Audain Art Museum (Whistler, 2016), Installations, au Musée national des beaux-arts du Québec (Québec, 2016), All membranes are porous, à la Kamloops Art Gallery (2016), et La vie abstraite I, à la galerie Diaz Contemporary (Toronto, 2015). Ses œuvres filmiques ont été présentées partout dans le monde, notamment à la galerie Power Plant (Toronto, 2016), à la Haus de Kulturen des Welt (Berlin, 2014), au Palais de Tokyo (Paris, 2014) et au Centre Georges-Pompidou (Paris, 2011).
