Dans ces tableaux, il n'y a pas de relation interne. Il faut les apprécier comme une totalité, une forme-surface singulière, composée, comme tous les tableaux de Feyld, de couches de couleurs méticuleusement étagées.
C'est en quelque sorte ce que fait Feyld avec ses tableaux circulaires, en développant un format tondo qui lui permet d’explorer le motif du point non pas comme un outil pour établir une certaine relation (à la fois formelle et philosophique) au sein de la toile, mais comme le contenu et le format premiers du travail. Dans ces tableaux, il n'y a pas de relation interne. Il faut les apprécier comme une totalité, une forme-surface singulière, composée, comme tous les tableaux de Feyld, de couches de couleurs méticuleusement étagées. Cette surface paraît unifiée et définitive, mais est informée par toutes les couches du dessous, créant une couleur complexe, un peu comme les tableaux monochromes de Brice Marden des années 1960 et 1970. Marden y laissait une marge au bas de ses surfaces encaustiques en couches où les gouttes accumulées révélaient à la fois le processus et les couleurs impliquées dans la réalisation des œuvres. Feyld permet d’une façon similaire à la densité de la peinture de se diffuser légèrement aux bords du tableaux; un élément qui permet à un œil inquisiteur de s’arrêter sur la composition des surfaces autrement uniformes.
