Avec l’exposition Wild Is the Wind, Geneviève Cadieux nous invite à l’exploration inédite d’un territoire à la fois intime et insondable, qu’elle nomme « le lieu de l’esprit ».
Si les nouvelles œuvres se tournent vers une forme d’intériorité inédite, il s’agit bien toujours, chez Cadieux, d’écrire une histoire visuelle des passions. Depuis quarante ans, son travail photographique nous a ainsi révélé la surface sensible de l’épiderme comme on développe une pellicule argentique, il a magnifié les ecchymoses du corps à l’échelle de ciels crépusculaires et fait apparaître des paysages désertiques comme lieux du saisissement optique et de l’abandon du corps.