Nadia Myre (née en 1974) est une artiste visuelle contemporaine de Montréal, au Québec, et membre algonquine de la Première Nation Kitigan Zibi Anishinabeg. Elle vit et travaille à Montréal. Depuis plus d’une décennie, sa pratique multidisciplinaire s’inspire de la participation des publics ainsi que de thèmes récurrents tels que l’identité, le langage, le désir et la perte. À son sujet, Canadian Art Magazine écrit : « Le travail de Nadia Myre tisse des histoires complexes liées à l’identité autochtone, à la nation, à la mémoire et à l’artisanat, utilisant des techniques de perlage pour créer des œuvres à la fois minutieuses et remarquables. » À travers son œuvre, Myre s’intéresse à engager des conversations sur l’identité collective, la résilience et les politiques d’appartenance.
Elle est diplômée du Camosun College (1995) et de l’Emily Carr University of Art and Design à Vancouver (1997), et détient une maîtrise en arts visuels de l’Université Concordia (2002). Myre possède un parcours d’exposition considérable, avec plus de 115 expositions — dont 25 individuelles — au cours des dix dernières années. Son travail fait partie des collections du Musée des beaux-arts du Canada, du Musée des beaux-arts de Montréal, du Musée national des beaux-arts du Québec, du Musée canadien de l’histoire, ainsi que des ambassades canadiennes à New York, Londres, Paris et en Grèce.
Myre a reçu de nombreuses distinctions, notamment le titre de Compagne des arts et des lettres du Québec (2019), le Banff Centre for Arts Walter Phillips Gallery Indigenous Commission Award (2016), le prix Sobey pour les arts (2014), le prix « Les Elles de l’art » de Pratt & Whitney Canada pour le Conseil des arts de Montréal (2011), le Prix à la création artistique pour la région des Laurentides du Conseil des arts et des lettres du Québec (2009), ainsi qu’une bourse du Eiteljorg Museum (2003). En 2023, elle a été élue membre de la Société royale du Canada.
