Né à Montréal, Nicolas Baier obtient son baccalauréat en arts plastiques à l'Université Concordia en 1994. Très tôt, sa recherche esthétique se concentre sur la photographie, mais à l'ère du numérique, cette recherche implique une remise en question de la technique. Ses intérêts se tournent alors vers l'infiniment grand et l'infiniment petit. C'est l'interrogation métaphysique sur les espaces invisibles. C'est dans ce contexte que Baier a commencé à utiliser l'imagerie scientifique en tentant de la rendre accessible. Ses œuvres récentes, souvent des sculptures, offrent au spectateur l'occasion de réfléchir à la condition humaine en relation avec notre capacité à comprendre le monde dans lequel nous vivons. C'est pourquoi le fil conducteur de nombre de ses œuvres est la vanité des choses et de la vie.
Parmi ses expositions récentes, notons Vases communicants, présentée en 2023 à Blouin Division, Montréal, Nervure's Path, présentée en 2019 à Arsenal Contemporary New York, et Paréidolies, présentée en 2010 au Musée des beaux-arts du Canada et au Musée national des beaux-arts du Québec. Ses nombreuses expositions en collaboration comprennent En d'infinies variations, présentée en 2023 au Centre culturel canadien à Paris, France, Rêver l'univers, présentée en 2020 au Musée de la poste, Paris, France, Of Individuals and Places: Photographs from the Lazare Collection, présentée en 2018 au Musée des beaux-arts de Montréal, The Edge of the Earth, présentée en 2016 au Ryerson Image Center à Toronto, la Biennale de Montréal, présentée au Musée d'art contemporain en 2014, et Oh, Canada, qui a eu lieu au MASS MoCA en 2012.
À partir des années 2000, Baier a également réalisé plusieurs pièces dans le cadre de la politique d'intégration de l'art et de l'architecture. Il est également l'auteur d'une œuvre d'art public de la Ville de Montréal, située à la Place Ville-Marie, intitulée Autoportrait (2012). Plusieurs de ses œuvres font partie de collections privées et publiques, dont celle du Musée des beaux-arts du Canada, du Musée des beaux-arts de l'Ontario et de la collection Schwartz de la Harvard Business School. En 2000, il a reçu le prix Pierre-Ayot et, en 2015, le prix Louis-Comtois.
